Front Populaire Ivoirien | L'opposition devrait-elle claquer la porte de la CEI ?
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L'opposition devrait-elle claquer la porte de la CEI ?

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Pour répondre à cette question il faudrait d'abord que cette opposition nous dise si elle se sentait ou non concernée par cette élection référendaire.

Là, on constate que globalement elle a adopté trois (3) postures :

- le Non
- le boycott actif (empêchement du vote), et,
- le boycott passif (l'abstention).

De ces différentes postures on peut aussi faire le constat qu'il y a deux (2) tendances :

- Ceux qui se sont sentis concernés par cette élection et qui ont en conséquence appelé à voter NON pour les uns et à l'empêcher pour les autres. Ceux-là doivent assumer les résultats qui en découlent en expliquant à leurs partisans les mécanismes qu'ils ont mis en place pour vérifier que leur mot d'ordre a été un succès, et,

- Ceux qui ne se sont pas sentis concernés par les résultats proclamés par la CEI vu que l'élection elle-même ne les a pas concernés. Aussi, les résultats publiés par la CEI ne les engagent aucunement.

Dès lors que ceux qui ne se sentent pas concernés par le referendum n'ont logiquement donc pas mis en mission leurs représentants dans les CEI locale pour suivre ce scrutin, il va de soi que leurs représentants à la CEI nationale ne pouvaient pas avoir les informations justes qui leur seraient remontées pour vérifier la fiabilité du scrutin.

Il n'y a donc pas lieu de s'en prendre aux représentants à la CEI. Tu ne peux demander des comptes à ton vigile sur un cambriolage qui a eu lieu à ton domicile alors qu'à l'époque des faits tu l'avais mis en congé. C'est le bon sens qui le commande.

Il faut donc savoir raison garder car on ne peut pas vouloir une chose et son contraire : c'est élémentaire.

Si l'opposition veut se donner les moyens légaux d'abroger cette loi constitutionnelle, et cela est tout à fait possible, il lui reste quatre (4) choses à faire :

- Travailler à son unité plutôt qu'à chercher, en permanence, le sexe des anges et des boucs émissaires pour justifier son incompétence stratégique,

- Convaincre le maximum d'ivoiriens que cette Constitution est mauvaise et non pas seulement ceux acquis à sa cause,

- Gagner la majorité à l'Assemblée Nationale (avant que le Chef de l'Etat ne nomme ses sénateurs) pour se donner les moyens légaux d'abroger la Constitution décriée,

- Renforcer les capacités de ses représentants dans les CEI locales pour s'assurer que la CEI nationale qui en réalité ne fait que consolider les chiffres en provenance des CEI locales ne les tripatouille.

Maintenant si pour certains, combattre Ouattara c'est lui abandonner le pays et ses institutions alors il faut aller jusqu'au bout de sa logique et démissionner de la fonction publique, refuser les pensions de retraites et autres rentes viagères que vous recevez et pourquoi pas quitter le pays jusqu'à ce qu'il n'y soit plus le Président de la République.

La politique ce n'est pas que les bavardages et l'exaltation des muscles, c'est aussi et surtout la vision prospective.

KOUADIO Jean Bonin