Front Populaire Ivoirien | Après l’Appel du 10 septembre : Les exemples encourageants
Flash Info
AFFI : "Dans la forme, « le père de la démocratie ivoirienne » nous a fait vivre un scénario digne des dictatures du siècle passé"               AFFI : "Je voudrais au nom du FPI et à mon nom personnel souhaiter la bienvenue sur sa terre natale au Président Laurent GBAGBO"               En réponse à ma demande d'audience, à ma volonté de dialogue en vue de l'unité du Fpi, Laurent Gbagbo a choisi la rupture et la division (AFFI)              
Actualités » Vie des fédérations » Après l’Appel du 10 septembre : Les exemples encourageants
Après l’Appel du 10 septembre : Les exemples encourageants

On s’attendait à ce que l’Appel du 10 septembre lancé par le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, soit combattu. On s’attendait aussi à ce qu’il soit rejeté. Mais on s’attendait surtout à ce que l’appel du président de l’ancien parti au pouvoir, traversé par une crise sans précédent, soit accepté. Et on ne s’est pas trompé. On a visé juste puisque l’Appel est effectivement combattu par des responsables qui se sont mis en marge de la marche du parti. Sur les réseaux sociaux, les mêmes combattent l’appel à l’unité du FPI comme s’ils trouvaient un intérêt particulier à persévérer dans la division. Pourtant, ils ont eu une claire conscience qu’un FPI affaibli par une crise interne profite à un seul individu : Alassane Ouattara. 

Heureusement que les militants et sympathisants de base ont décidé de donner une leçon d’unité à ceux des responsables du FPI qui, en faisant le nid de la division, font le jeu de l’adversaire commun, l’actuel chef de l’Etat dont ils perpétuent la politique de répression des opposants, en accentuant la misère des Ivoiriens. Les militants et sympathisants ont décidé de faire l’unité à la base parce qu’ils ont finalement compris, après plusieurs explications de la vision du président de leur parti et surtout après l’Appel du 10 septembre, qu’ils ont intérêt à se rassembler parce qu’un FPI fort, c’est Ouattara qui va trembler. Avec un FPI fort, c’est la fin de la dictature des vainqueurs de la guerre postélectorale. Avec un FPI fort, c’est la fin des brimades, des prisons politiques, de l’exil, de la pauvreté qui se situe aujourd’hui à 51%, selon les derniers chiffres de la Banque mondiale. 
L’expression de cette unité qui se construit désormais à la base, en attendant que le sommet de la dissidence saisisse la main tendue du président du parti, est perceptible dans les zones supposées à fort potentiel de «frondeurs». Quelques exemples seulement. Récemment des jeunes de Lakota ont accepté le parrainage d’un trophée portant le nom d’Anne Gnahouret, ancien ambassadeur de la Côte d’Ivoire en Angola, ancien ministre de la Solidarité du dernier gouvernement du président Laurent Gbagbo, actuel vice-présidente du FPI. Proche parmi les proches d’Affi N’Guessan, aujourd’hui son discours sur la vision du président FPI est écouté et même suivi. Dans les cantons Goudouko et Niabézaria où elle se prépare à porter les couleurs du FPI aux législatives, elle est reçue avec enthousiasme par ses parents. Mieux, son message de paix, de réconciliation et ses appels à une participation active et massive des populations à toutes les élections à venir pour faire triompher le FPI sont acclamés avec ferveur. Aujourd’hui, à Lakota, l’espoir d’une victoire du Fpi est palpable. Il suffit simplement d’intensifier la présence des cadres du parti sur le terrain pour reprendre les sièges électifs dans cette région qui, sans exagération aucune, a toujours été un bastion du FPI.
Il en est de même à Divo où l’ancienne députée Yvonne Abané Bouabré reconquiert les cœurs des militants qui avaient déserté les rangs pour entrer dans la dissidence. En effet, à la veille de la Fête nationale, le 6 août, la candidate déclarée du FPI aux législatives a mobilisé des centaines de femmes, au Lycée Assamoi, au cours d’une cérémonie de remise de chèques aux femmes afin de leur permettre de développer des activités génératrices de revenus. Les villages de la commune se montrent de plus en plus réceptifs à son message. A Claironkro, Datta, Légbréville etc., Yvonne Abané est reçue, écoutée, acclamée et suivie. Pareil à Koumassi avec Christine Konan qui fait tomber une à une les barrières de la division pour repositionner le FPI et reconquérir les deux sièges que son parti à perdus. Ne parlons même pas de Ouragahio où le ministre Alcide Djédjé est en phase avec les populations qui l’ont choisi pour être leur candidat aux prochaines législatives. Pareil pour le département de Toulépleu où l’unité semble revenue entre militants FPI à plus de 90%. A Port-Bouët, ce sont des groupes de soutien qui poussent à longueur de journée pour soutenir les candidats du FPI conduits par Marcel Gossio afin qu’il y ait, enfin, une alternance à toutes les élections locales. Et ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres.

En un mot comme en cent, ce qui était impossible hier est aujourd’hui possible. «Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends», disait Nelson Mandela. Autrement dit, au sortir de cette crise, il n’y aura aucun perdant. Tous auront appris et expérimenté les nuisances de la division. Au grand désarroi d’Alassane Ouattara et ses services qui, craignant un FPI réunifié, mettent tout en œuvre pour faire perdurer la division au sein du parti de Laurent Gbagbo. Toutes choses que la base semble avoir compris. Elle qui, depuis le 10 septembre, n’a de cesse de répéter à qui veut l’entendre : «C’est quel palabre on fait et qui ne finit pas ?». C’est Ouattara qui aura chaud.

Bruno Kouadio