Front Populaire Ivoirien | Le FPI et onze partis de l’opposition en campagne pour dire non à la nouvelle constitution
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Le FPI et onze partis de l’opposition en campagne pour dire non à la nouvelle constitution

Organisé à l’initiative de l’Alliance des forces démocratiques (AFD), une coalition de 12 partis de l’opposition dont le FPI, une semaine après la conférence de presse qu’il a animé pour dire son opposition au projet de référendum que veut organisé le chef de l’état en vue de doter la Cote d’Ivoire d’une nouvelle ; Pascal Affi N’guessan, patron du Front populaire ivoirien (FPI),à animé un meeting dans la commune de Port-bouet (Sud d’Abidjan) le samedi 17 septembre 2016, pour informer et remobiliser ses partisans à se tenir prêt les jours avenir pour dire non à  ce qu’il qualifie de « forfaiture » : la nouvelle constitution .

“Alassane Ouattara fait preuve d’imposture et de forfaiture. La forfaiture c’est lorsqu’une personne fait des choses que la loi ne le lui l’autorise. C’est un coup d’Etat constitutionnel qu’il veut faire. Il veut  utiliser sa fonction de président pour faire des choses fondamentales que la constitution ne l’autorise pas à faire’’, a déclaré M. Affi N’guessan avant de s’interroger sur l’opportunité d’une nouvelle constitution à l’état actuel des choses.

Pour lui l’urgence n’est pas à l’organisation d’un référendum mais plutôt, à la réconciliation, à la libération de tous les prisonniers y compris le président Gbagbo, sa femme et de Charles Blé Goudé, au dégèle des avoirs des pro-Gbagbo et enfin au retour de tous les exilés, car il est inscrit dans la constitution qu’il interdit de contraindre un Ivoirien à l’exile pour des problèmes idéologiques.

 Selon Affi N’guessan “ Trois raisons fondent son opposition’’ à la reforme constitutionnelle :

- La première raison est “d’ordre contextuel’’. Evoquant la situation des exilés et des prisonniers politiques, car « la Côte d’Ivoire est encore sur le chantier de la réconciliation », donc  ne peut se permettre de se doter d’une nouvelle constitution qui normalement doit émaner de toutes les forces vive de la nation.

- La deuxième raison de son rejet de la réforme est lié à “la procédure et à la démarche’’ suivie par le chef de l’Etat qui a mis en place début juin, un groupe d’experts chargés de d’élaborer cette nouvelle constitution qui sera soumise à un référendum.

Selon le président du FPI, il faut qu’en lieux et place d’un comité des experts ; le président Alassane Ouattara mette en place “ une commission nationale’’ qui inclurait toutes les forces vives de la Nation ;  car cette réforme constitutionnelle doit  faire l’objet d’une plus vaste consultation civile et politique.

Et enfin le patron de l’opposition Ivoirienne s’est insurgé sur les différentes innovations qui sont prévues dans cette nouvelle loi ; à savoir  « la Vice Présidence et le Sénat ».

 « Quel problème veut résoudre Ouattara en créant le bicéphalisme au sommet de l’état et au parlement ? » S’est il insurgé  avant d’exhorter le chef de l’état d’ouvrir les yeux sur la souffrance des ivoiriens et de leur apporter la « solution » dont il se proclame…

Il est bien de noter que tous les  responsables des partis de l’AFD, qui ont intervenu sur la tribune, ont dénoncé cette reforme constitutionnelle et exprimé leur opposition à l’organisation d’un référendum.

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