Front Populaire Ivoirien | Mort à la Maca de l’ancien garde du corps de Gbagbo : La Jfpi porte le deuil avec les détenus politiques
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Mort à la Maca de l’ancien garde du corps de Gbagbo : La Jfpi porte le deuil avec les détenus politiques

La jeunesse du Front populaire ivoirien(Jfpi) est sous le choc depuis la mort en prison, le 17 juin, d’Aimé Djékouri dit la Bise, ancien garde du corps civil du président Laurent Gbagbo. Il faisait partie du lot des détenus politiques de la crise post-électorale de 2010. Suite à ce décès à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), la Jfpi a rendu, hier mercredi, une visite aux détenus politiques de cette prison. Elle est allée exprimer sa solidarité aux détenus et porter avec eux le deuil d’une semaine décrété par les prisonniers politiques.
A cette occasion, les détenus politiques, regroupés au sein de l’unique organisation mise en place, ont échangé avec la Jfpi dont la délégation était conduite par Konaté Navigué. Il était accompagné de 9 responsables du Fpi dont Traoré Idrissa dit Saboteur en sa qualité de secrétaire national chargé de la politique pénitentiaire et des détenus politique. Traoré Idrissa a indiqué que la mort, en détention, d’Aimé Djékouri constitue un choc pour le Front populaire ivoirien et sa jeunesse. Qui, a-t-il fait remarquer, ne peut pas rester insensible à ce décès jugé de trop parmi les détenus. «Nous ne pouvons pas être heureux quand nous venons vous voir en prison parce que vous n’êtes pas libres comme nous », a dit avec regret Traoré Idrissa.
Konaté Navigué lui a emboîté le pas en réitérant la compassion de la Jfpi. Mais le premier responsable de cette jeunesse a dénoncé l’attitude du pouvoir actuel. « A l’évidence, il y a une mauvaise foi des gouvernants. Si on est dans un Etat de droit, on doit prendre une loi d’amnistie pour vous libérer. On ne peut pas avoir des prisonniers politiques depuis 2011 jusqu’en 2020. C’est la politique qui va régler votre situation », a souligné Navigué. Il a expliqué que malgré la mauvaise volonté des tenants du pouvoir, le Fpi et son président Pascal Affi N’Guessan croient en une solution négociée sans exclure d’autres actions pour se faire entendre. Selon lui, le parti continue et multiplie les démarches au niveau interne et au plan extérieur pour abréger les souffrances des détenus politiques. Mais le premier responsable a relevé que pour que le parti soit encore plus fort dans sa lutte, il est souhaitable qu’il retrouve son unité.
Les détenus ont abondé dans ce sens en indiquant : « C’est la politique qui nous a mis en prison. C’est la politique qui va nous sortir de prison. C’est une décision politique qui doit nous sortir d’ici. Il faut que quelque chose soit fait avant la fête nationale ».Les détenus ont expliqué à leurs hôtes la pénible situation qu’ils vivent entre les quatre murs. Ils disent ne plus supporter les décès de leurs camardes en détention, les graves maladies qu’ils contractent, les décès de leurs parents, femmes et enfants pendant qu’ils sont en prison. Ils avaient pour porte parole, le commissaire de police Osée Loguey et Diagou Didier. Ils ont salué cette visite qu’ils perçoivent comme un acte utile de solidarité et de réconfort.
Konaté Navigué a signé dans le cahier de condoléances et a remis une somme symbolique avant de faire la promesse de l’aide de la Jfpi pour les veillées d’Aimé Djékouri. Le secrétaire national de la Jfpi était également accompagné de Kra Paulin, Zan Bi, Kouamé Guy César dit Rougeau, Jean Marie Konin, Diagou Didier, Kouya Roger, Ouézan Olivier Stéphane, Koré Séri et Diaby Brice.

Benjamin KORE