Front Populaire Ivoirien | FPI, que se passera-t-il au retour de Gbagbo ?
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FPI, que se passera-t-il au retour de Gbagbo ?

Avec l’obtention d’un passeport, le retour en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo se précise. Mais selon un proche de Pascal Affi N’Guessan, le président statutaire du Front populaire ivoirien (FPI), ce retour au bercail de l’ancien président ivoirien se fera sans bousculer de l’intérieur, le fonctionnement et l’organigramme de cette formation politique.

 

Tout restera en l’état, avec Pascal Affi N’Guessan à la présidence du Front populaire ivoirien (FPI) si Laurent Gbagbo revient en Côte d’Ivoire. Dans le camp de l’ancien Premier ministre, l’on assure que la gestion de cette formation politique ne changera pas avec le retour prochain de l’ancien dirigeant ivoirien. Selon Jean Bonin Kouadio, le vice-président du FPI, son parti fonctionne selon des règles statutaires que se sont librement données les militants et que doit respecter tout militant aspirant à diriger la formation politique.

« Au FPI on ne laisse pas la place. Ce n’est ni un royaume ni une succession familiale. Si l’ex-président du FPI, ex-chef d’État, Gbagbo Laurent, 20 ans après, souhaite légalement rediriger le parti il y a deux principales possibilités statutaires qui s’offrent à lui : – attendre le prochain congrès statutaire pour faire acte de candidature contre tout prétendant au poste de président du parti. – saisir le président Affi N’Guessan, actuel dirigeant du parti, pour lui manifester son désir de diriger le parti. Le président Affi a, à plusieurs reprises, déjà fait savoir que si le Président Gbagbo s’inscrivait dans une telle démarche il l’accueillerait favorablement, ce qui ouvrirait subséquemment la voie de la présidence légale du parti au président Gbagbo lors d’un congrès extraordinaire« , dit-il à 7info.ci qui l’a joint.

Depuis le vendredi 4 décembre 2020, Laurent Gbagbo l’ancien dirigeant ivoirien est rentré en possession de son passeport. Ce document lui ouvre les portes d’un retour en Côte d’Ivoire, son pays, 9 ans après son arrestation. Une période d’absence durant laquelle le FPI, parti dont il est le fondateur, vit une division interne. Deux camps rivaux se disputent le contrôle de la formation politique. À savoir d’un côté le bloc dirigé par Pascal Affi N’Guessan le président statutaire et de l’autre, le bloc connu sous l’appellation Gbagbo ou rien (GOR) qui ne reconnaît que Laurent Gbagbo comme le président du FPI.

C’est donc un retour qui fera sûrement ressurgir la question de la gestion de ce parti. Une question qui n’a pas lieu d’être posée selon Jean Bonin Kouadio. Pour lui, Affi N’Guessan a été élu en 2001 et réélu en 2018 lors d’un congrès statutaire au palais des sports de Treichville. « Il est donc le seul, à l’heure actuelle, à pouvoir prétendre gérer légalement le parti », soutient-il.

« Le président Gbagbo avait annoncé à Issia, en 2004 si mes souvenirs sont bons, qu’après avoir été président de la République il ne se verrait pas en train de redevenir président du FPI. Cette déclaration existe dans nos archives. Va-t-il se dédire ? Je ne le crois pas, car ce qui caractérise un homme politique crédible c’est le respect de sa parole et le poids qu’il lui accorde », ajoute le collaborateur de l’ancien premier ministre Pascal Affi N’Guessan.

Pour lui, dès son retour, l’ancien président ivoirien travaillera plutôt à rassembler toute la famille politique du FPI autour d’Affi N’Guessan qui à l’en croire, apparaît aujourd’hui comme le meilleur d’entre tous les cadres de ce parti afin de reconquérir le pouvoir d’État.

Richard Yasseu
SOURCE : 7info.ci