Front Populaire Ivoirien | CONFERENCE DE PRESSE DU SECRETAIRE NATIONAL DE LA JEUNESSE DU FPI
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CONFERENCE DE PRESSE DU SECRETAIRE NATIONAL DE LA JEUNESSE DU FPI

La Côte d’Ivoire, notre pays a connu de graves crises successives depuis le décès du Président Félix Houphouet Boigny en 1993.

Le coup d’Etat de septembre 2002 et la crise post-électorale 2010/2011 ont été les plus graves de l’histoire de notre pays sans oublier le coup d’Etat Militaire du 24 Décembre 1999.

Jusqu’aujourd’hui, soit dix (10) ans après les évènements de 2010, les ivoiriens et les habitants de notre beau pays continuent de vivre le martyr. Les ivoiriens subissent toujours de façon injuste  et honteuse les affres de la justice des vainqueurs.

Des ivoiriens sont encore en prison, en exil et spoliés de leurs droits les plus élémentaires.

Des militaires sont encore en prison. Le président Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé sont maintenus injustement à la CPI.

Comme si cela ne suffisait, en prélude aux élections de 2020, le pouvoir en place fait tout pour prendre en otage la Commission Electorale Indépendante et faire d’elle une structure spécialisée du RHDP. Dans une structure dite indépendante, le RHDP a environ 98 % des commissions électorales locales, la Commission centrale est dominée par les représentants du pouvoir en place.

Pour espérer des élections apaisées et transparentes, le Front Populaire Ivoirien a souhaité que le Chef de l’Etat prenne ses responsabilités à l’effet de faire intégrer dans la CEI les partis qui sont actuellement en dehors de cette structure.

Au lieu de tout cela, le pouvoir d’Abidjan banalise les opposants et bâcle toutes les initiatives de dialogue national.

Les négociations autour du code électoral ont été presque froissées par le Premier Ministre Amadou Gon.

Pire encore, Alassane Ouattara, président de la République et son Gouvernement ont choisi de priver les ivoiriens de la Carte Nationale d’Identité dont l’obtention est un droit inaliénable pour tout ivoirien.

La situation a atteint un niveau intenable pour les ivoiriens.

Le RHDP, le Gouvernement et le Président de la République ne rassurent pas les Ivoiriens et font chaque jour planer le spectre des crises sur la Côte d’Ivoire.

Même les âmes les moins sensibles ne peuvent rester inactives devant cette situation.

Il importe que le Front Populaire Ivoirien, à travers sa jeunesse tire la sonnette d’alarme.

La situation actuelle appelle au sursaut de tous les ivoiriens.

C’est pourquoi, la JFPI fait les propositions suivantes à l’endroit de tous les partis et groupements politiques, de tous les ivoiriens et amis de la Côte d’Ivoire.

 

 

  1. DES IVOIRIENS EN PRISON ET EN EXILE

La JFPI appelle le Chef de l’Etat à libérer sans conditions tous les prisonniers politiques situés sur le territoire ivoirien, à contribuer à la libération du Président Laurent Gbagbo et du Ministre Charles Goudé et faciliter leur retour en côte d’Ivoire, à faciliter le retour des exilés politiques et à libérer les militaires emprisonnés dans le cadre des évènements politiques de 2010-2011 dans notre pays.

 

  1. DE LA COMPOSITION DE LA CEI

La JFPI interpelle l’opinion nationale et internationale sur les risques d’implosion que peut constituer la mainmise du parti au pouvoir sur la structure chargée de l’organisation des élections présidentielles de 2020.

Nous appelons le Chef de l’Etat à user de sagesse pour  reformer la CEI et intégrer tous les partis et groupements politiques majeurs dans la Commission Centrale et les commissions locales de cette structure.

 

  1. DU DIALOGUE POLITIQUE

La JFPI prend à témoins l’opinion nationale et Internationale sur l'échec cuisant du gouvernement conduit par Amadou Gon qui n'est pas arrivé à conduire de façon responsable des discussions avec l'opposition afin de trouver un consensus sur le minimum pour aboutir à un code électoral clair et transparent, gage d’une élection apaisée.

Le Président de la République Alassane Ouattara et son gouvernement démontrent par là qu’ils s’apprêtent à confisquer le pouvoir et à imposer un Président aux ivoiriens contre leur volonté.

Nous soulignons qu’une autre crise post-électorale en côte d’Ivoire ne fera l’affaire ni des ivoiriens ni des investisseurs internationaux.

La JFPI appelle le pouvoir à la poursuite des discussions dans le respect de toutes les parties et d’aboutir à la signature d’un document consensuel.

 

 

  1. DU NOMBRE DES SITES D’ENROLEMENT POUR LA CNI

La JFPI fait savoir qu’en 2009, alors que l’Etat s’attendait à 6 000 000 de pétitionnaires, il a fallu créer 11.000 centres d’enrôlement et passer 6 mois pour atteindre les prévisions.

Onze11 ans après, alors que nous attendons 11.300.000 personnes, le pouvoir de Monsieur Ouattara met en place 118 centres d’enrôlement et projette de faire l’enrôlement sur 3 mois avec toutes les difficultés prévisionnelles déjà visibles. 

La JFPI retient que Monsieur Ouattara et son Gouvernement poursuivent là encore des objectifs électoralistes au détriment des droits des ivoiriens.

Le temps, l’organisation, le nombre de sites sont totalement en inadéquation avec les objectifs.

On ne peut pas enrôler tous ceux qui ont droit à la carte d’identité dans ces conditions.

La JFPI appelle le Chef de l’Etat à faire respecter les droits des ivoiriens et à la multiplication des centres d’enrôlement pour atteindre au moins  de 11.000 centres d’enrôlement en tenant compte  des prévisions de pétitionnaires.

La JFPI lance un appel pressant à tous les ivoiriens, à toutes les formations politiques, à toutes les couches sociales, surtout à toute la jeunesse de notre pays pour des actions démocratique d’envergure, en cas de refus du pouvoir de faire face à cette requête.

A la date qui sera indiquée, toutes les populations ivoiriennes à Abidjan comme dans les villes de l’Intérieur se mobiliseront pour réclamer plus de sites pour se faire enrôler et avoir leurs cartes d’identité.

La JFPI donne un ultimatum de deux semaines à Alassane Ouattara pour prendre ses responsabilités afin de:

  • Augmenter le nombre de sites d'enrôlement à au moins 11.000
  • Rouvrir les discussions autour de la réforme de la CEI
  • Remettre sur la table la question du code électoral.
  • Libérer les prisonniers politiques et les militaires mis en prison pour des raisons politiques
  • Donner un signal fort pour le retour sécurisé des autres exilés politiques parce que ceux-là se trouvent contraint à l’exil
  • Donner un signal fort pour le retour dans leur pays du Président Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé afin de donner une valeur à la CDVR et justifier les milliards qui ont servi à cette commission qui a disparu sans jamais avoir vraiment réconcilié les ivoiriens

Au-delà de deux semaines, la JFPI se réserve le droit d'appeler à une marche gigantesque de protestation à travers tout le pays.

Vive la Côte d’Ivoire, vive les ivoiriens.

Je vous remercie