Front Populaire Ivoirien | Face au mépris du pouvoir à l’opposition / AFFI annonce la rupture du dialogue politique
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AFFI : "Dans la forme, « le père de la démocratie ivoirienne » nous a fait vivre un scénario digne des dictatures du siècle passé"               AFFI : "Je voudrais au nom du FPI et à mon nom personnel souhaiter la bienvenue sur sa terre natale au Président Laurent GBAGBO"               En réponse à ma demande d'audience, à ma volonté de dialogue en vue de l'unité du Fpi, Laurent Gbagbo a choisi la rupture et la division (AFFI)              
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Face au mépris du pouvoir à l’opposition / AFFI annonce la rupture du dialogue politique
L’Alliance des forces démocratiques (AFD) s’est encore prononcée, hier jeudi, à l’ex-Q.G. de campagne de Laurent Gbagbo, sur la situation sociopolitique du pays. Cette fois, cette plateforme politique a annoncé des actions de masse. C’est le président du FPI, Pascal AFFI N’Guessan, qui, au nom de l’AFD, a échangé avec la presse. Ces actions à entreprendre sont, a-t-il fait savoir, des meetings et des marches pacifiques. L’AFD a donné un chronogramme précis. Selon AFFI N’Guessan, ce mois d’août va être consacré à un rôle de pédagogie qui passe par une sensibilisation intense des populations. Cette phase, à en croire AFFI N’Guessan, consiste à éveiller la conscience du peuple face aux enjeux et défis. Des meetings suivront dans le mois de septembre. Ils seront tenus dans toutes les communes, villes et les quartiers du pays. Si le pouvoir persiste à faire la sourde oreille et faire montre de son arrogance, les meetings feront place aux marches pacifiques au cours du mois d’octobre. «Préparez-vous à ce que nous reprenions les marches pacifiques», a exhorté Pascal AFFI N’Guessan. L’AFD insiste en appelant le peuple à prendre ses responsabilités par une forte mobilisation contre toutes les provocations et les graves dérives d’Alassane Dramane Ouattara. Selon le conférencier, l’opposition a fait preuve de patience et de toute sa bonne foi dans le dialogue. Mais l’AFD fait l’amer constat du mépris que lui oppose le pouvoir. L’AFD dit être à bout de patience face aux fuites en avant du chef de l’Etat et face aux sérieux problèmes qu’il ne peut pas résoudre. L’Alliance des forces démocratiques estime, par conséquent, que la récréation est terminée et qu’il faut désormais passer à l’action pour sauver le pays. Pour m. AFFI, les défis sont de plus en plus immenses du fait de l’incapacité et de l’incompétence du pouvoir. Les ivoiriens, pense-t-il, sont suffisamment édifiés qu’ils ne peuvent plus rien attendre d’Alassane Ouattara. Dont la politique se résume, a-t-il précisé, au pillage systématique des ressources du pays en tenant en otage le pays et en maintenant l’opposition dans la maltraitance. «Nous devons rester fermes et déterminés pour faire échec au projet d’élaboration d’une nouvelle Constitution», s’est écrié l’ancien Premier ministre Pascal AFFI N’Guessan. Ainsi donc, au nom de cette plateforme des partis politiques, le président du front populaire ivoirien (FPI) a-t-il donné du répondant au chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara. Par la voix d’AFFI N’Guessan, l’AFD a décidé d’en découdre avec le pouvoir qui fait la sourde oreille aux vrais problèmes des ivoiriens. Les sujets qui fâchent et qui constituent la goutte d’eau qui fait déborder le vase ont pour nom l’élaboration de façon solitaire de la nouvelle constitution, la crise dans les universités, la cherté de la vie, l’augmentation du coût de l’électricité et le pillage de l’économie par les tenants du pouvoir. La question de la nouvelle constitution, le refus d’une concertation pour une constitution consensuelle et l’incapacité du régime à solutionner les problèmes du pays ont fini par pousser l’AFD à la rupture du dialogue politique avec le pouvoir et à la mobilisation de tous les ivoiriens pour faire reculer Alassane Ouattara sur son projet de rédaction d’une nouvelle constitution. En plus de ces questions, l’AFD a dit son indignation de voir le chef de l’Etat passer sous silence la situation des prisonniers et la question de la réconciliation nationale. Pour se faire entendre et épouser la cause du peuple, des actions pacifiques d’envergure sont le dernier recours pour amener le chef de l’Etat à réviser sa démarche afin de prendre en compte les aspirations du peuple ivoirien. Pascal AFFI N’Guessan fait remarquer que le chef de l’Etat n’a pas de prérogatives personnelles lui donnant le droit de manipuler la constitution comme bon lui semble. Il a indiqué que seul le peuple a ce pouvoir, parce que la constitution relève de la souveraineté nationale Benjamin Koré Source : NOTREVOIE