Front Populaire Ivoirien | Réforme de la commission électorale indépendante /L’opposition saisit la Cour suprême
Flash Info
Affi N’guessan « J’ai aucun problème, avec qui que ce soit »               AFFI : "La libération de Simone Gbagbo est un geste de décrispation"               AFFI : L’unité est en marche au sein du Front populaire ivoirien (…) La base du FPI a compris que la fronde a été une superchérie              
Actualités » Vie des fédérations » Réforme de la commission électorale indépendante /L’opposition saisit la Cour suprême
Réforme de la commission électorale indépendante /L’opposition saisit la Cour suprême
Le front populaire ivoirien (FPI) n’entend pas s’en laisser compter dans sa volonté de voir appliquer L’arrêt de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples exigeant de l’Etat de côte d’Ivoire, une réforme de la commission électorale indépendante (CEI), pour la rendre conforme aux standards internationaux. Avec le soutien de ses alliés de la plateforme des partis politiques de l’opposition engagés pour la réforme de la CEI, le parti du président pascal AFFI N’Guessan a saisi, hier, la chambre administrative de la cour suprême d’une «requête en référé aux fins de désignation d’un expert et de prononce de mesures utiles». Selon l’avocat conseil du FPI, Me. Pierre Dagbo godé, cette requête vise à obtenir de la cour suprême ivoirienne qu’elle suspende l’actuelle CEI devenue caduque et illégale depuis l’arrêt de l’institution judiciaire panafricaine. «La CEI à qui la Constitution confie, en son article 51 alinéa 3, l’organisation des élections présidentielle et législative et locale, s’attelle à accomplir de façon imminente les opérations électorales à intervenir d’ici peu. Alors que l’organisation des élections prévues pour se tenir bientôt, sous l’égide de l’actuelle Commission indépendante, se fera en flagrante violation de la décision de Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples. Toute chose contestée par une grande majorité de la classe politique et de la société civile qui ne cesse de donner de la voix afin d’empêcher l’accomplissement d’une telle forfaiture. Maintenir, par conséquent, l’accomplissement de toutes opérations électorales par l’actuelle CEI, dans un tel contexte, aura nécessairement pour effet de menacer l’ordre public, avec l’avènement quasi-certain d’une crise pré ou post-électorale, mettant en conflit les acteurs impliqués dans le processus électoral», peut-on lire dans la requête. Le FPI avance, comme argument en soutien à sa requête, que l’expiration des mandats des élus locaux désignés courant avril 2013 pour un mandat de cinq ans arrive à échéance dans la période d’avril 2018. Le parti à la rose estime, par ailleurs, que les élus qui auront été désignés à l’issue d’opérations électorales illégales réalisées à l’initiative d’une CEI, elle-même marquée du sceau de l’illégalité, seront dépourvus de toute légalité et légitimité, en application du principe : «l’accessoire suit le principal». En plus, selon le FPI, si d’aventure parmi ces élus, certains sont appelés à légiférer, il est évident que leur activité normative serait entachée du vice qui a présidé à leur désignation, avec toutes les conséquences dommageables qui pourraient en résulter. Pour le FPI et ses alliés, en définitive, «le maintien de la CEI en l’état qui contrevient au principe de la légalité, portera une atteinte grave et immédiate à l’ordre public, à travers une menace sur la sécurité des biens et des personnes, le fonctionnement régulier et la continuité des services publics dont sont membres les élus à élire, d’autant plus que les risques encourus paraissent difficilement réversibles». «Il appartient, par conséquent, à la juridiction de Céans, pour la bonne gestion des opérations électorales et du service public y afférant, d’ordonner que soient sans délai, suspendues à titre conservatoire, toutes opérations électorales résultant de l’actuelle CEI», conclut la requête. Avant cette requête, le même conseil du FPI a saisi le président de la république d’un recours administratif contre l’ordonnance n°2018-143 du 14 février 2018 relative à l’élection des sénateurs. Objectif, demander, au chef de l’Etat de revenir de son propre gré sur son projet qui viole gravement la constitution. De sources proches de la direction du FPI, toutes ces actions ne sont que le début de nombreuses initiatives visant à empêcher la poursuite du forcing du chef de l’Etat. SOURCE : Notre Voie Guillaume T. Gbato