Front Populaire Ivoirien | Contribution
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AFFI : "Dans la forme, « le père de la démocratie ivoirienne » nous a fait vivre un scénario digne des dictatures du siècle passé"               AFFI : "Je voudrais au nom du FPI et à mon nom personnel souhaiter la bienvenue sur sa terre natale au Président Laurent GBAGBO"               En réponse à ma demande d'audience, à ma volonté de dialogue en vue de l'unité du Fpi, Laurent Gbagbo a choisi la rupture et la division (AFFI)              
Contribution

J’ai suivi avec un grand intérêt le meeting de Simone Gbagbo à Aboisso, ce samedi 16 mars 2019.

J’ai pris le temps de retranscrire ses propos les plus forts. J’ai ensuite analysé mot à mot, phrase par phrase et paragraphe par paragraphe sa vision politique. Une fois cette étape analytique passée je me suis posé une série de questions : si elle est sincère dans ce qu’elle dit en public pourquoi refuse t-elle de parler avec Affi N’Guessan ? Qu’est-ce qui diffère fondamentalement entre sa posture actuelle et celle que Affi Nguessan a adoptée depuis sa sortie de prison en 2013 ? Peut-on sincèrement vouloir la réconciliation nationale et refuser la réconciliation interne au FPI et paraître crédible ?

Il est tant, grand temps que les camarades du FPI mettent de côté leur égo démesurés et œuvrent ensemble à sauver la Côte d’Ivoire qui prend de l’eau de toute part.

Simone Gbagbo hier à Aboisso, sous les applaudissements des dissidents du FPI Koffi Koffi Lazare, Hubert Oulaye, Emile Guirieleou...

« Je suis reçu par le RHDP, par le PDCI, par les hauts responsables de la république. Je suis même reçu par les forces de l’ordre. Ils sont là, venant assurer la sécurité de cet instant et se mettant à mon service. Que Dieu vous bénisse ».

« Quelle Côte d’Ivoire Gbagbo va trouver lorsqu’il va rentrer ? Une Côte d’Ivoire dans laquelle les gens sont assis, avachis, vaincus, pleurant ou une population alerte, vive, gaie, heureuse ? ».

« Il est important que tous nous prenions conscience que notre CI d’aujourd’hui elle est dans notre main.. et que cette CI là ne pourra pas survivre si nous ne réussissons pas à y faire semer la paix, la réconciliation véritable, le pardon, la joie ».

« Cette CI là va nous être arrachées, je pèse bien mes mots, si nous qui en sommes propriétaires nous ne savons pas faire le sacrifice qu’il faut pour que les enfants de cette CI se réunissent autour de cette nation pour revendiquer cette nation-là comme leur nation. Mais tous ensemble ».

« Notre division profite à ceux qui convoitent notre pays et qui veulent nous prendre notre pays. C’est pour ça que je dis que le pardon et la réconciliation sont des choses incontournables pour nous... vous n’êtes peut-être pas d’accord avec moi, mais quand je serai parti (d’Aboisso) continuez à réfléchir, vous verrez qu’il n’y a pas d’autres chemins ».

« Nous avons les élections (de 2020) qui pointent du nez, la CEI est branlante, les CNI sont à refaire... est-ce que nous allons pouvoir reconstruire la CI dans la paix, la discipline, le respect mutuel ? ».

Soyons humbles car l’humilité précède la gloire.

Jean Bonin
Juriste
Citoyen ivoirien