Front Populaire Ivoirien | Annonce des élections sénatoriales/ L’opposition dénonce une violation de la constitution
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Jean BONIN : A quoi ça sert d’être 1er en tout, d’avoir un taux de croissance à 10 chiffres, d’avoir les plus belles infrastructures du monde, (…) si vous ne placez pas l’être humain et son bien-être au cœur de votre politique économiques               Jean BONIN : L’essentiel de la richesse créée (en Côte d'Ivoire) est accaparée par une kleptocratie et une horde de rattrapetocrates               AFFI : La nouvelle Constitution de Côte-d’Ivoire ne peut servir de "prétexte" à Ouattara pour briguer un 3è mandat               AFFI : L’unité est en marche au sein du Front populaire ivoirien (…) La base du FPI a compris que la fronde a été une superchérie              
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Annonce des élections sénatoriales/ L’opposition dénonce une violation de la constitution
L’annonce des élections sénatoriales en conseil des ministres du 14 février 2018 par ordonnance N° 2018-143 du 14 février n’est pas du tout appréciée par la plate-forme des partis de l’opposition. Lors d’une déclaration lue ce mercredi 21 février 2018, au siège du RPP, ils ont estimé que cette initiative « est une violation » de la constitution. Selon cette déclaration dont lepanafricain24.info a reçu copie, il revient au « législateur d’organiser le sénat par l’effet d’une loi organique ». Et ce, au regard de l’alinéa 3 de l’article 90 de la loi N°2016-886, portant constitution ivoirienne du 8 Novembre 2016, une loi organique fixe le nombre des membres de chaque chambre, les conditions d’éligibilité et de nomination, le régime des inégibilités et incompatibilités, les modalités de scrutin ainsi que les conditions dans lesquelles il y a lieu d’organiser de nouvelles élections ou de procéder à de nouvelles nominations, en cas de vacance de siège de député ou de sénateur. Pour cette plate-forme, cette posture du chef de l’Etat traduit donc son refus de se conformer à l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Aussi, le président Ouattara « entend maintenir en place une commission électorale caduque et un code électoral désuet ». L’opposition dénonce avec force, cette énième violation de la constitution et des droits élémentaires des citoyens ivoiriens, exprime son profond désaccord avec le gouvernement, condamne cette démarche qui traduit un intolérable mépris pour le peuple ivoirien. Les partis de l’opposition demandent au gouvernement et au chef de l’Etat de tout mettre en œuvre pour proposer dans les meilleurs délais, les conditions garantissant des élections crédibles et apaisées, gages d’une paix sociale et d’un développement harmonieux ainsi que la tenue du dialogue politique annoncé par le premier ministre qui devra se tenir avant toute échéance électorale. Ils invitent la communauté internationale à se saisir du dossier ivoirien pendant qu’il est encore temps et exhortent leurs militants à la vigilance et à la mobilisation. SOURCE : lepanafricain24.info Bosco de Paré