Front Populaire Ivoirien | Affi crache ses vérités aux militants : « C'est Sangaré qui a conduit Gbagbo à la Cpi »
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Affi crache ses vérités aux militants : « C'est Sangaré qui a conduit Gbagbo à la Cpi »
Le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N'guessan, était l'invité, le samedi 3 février 2018, des membres de la fédération de son parti à Divo. A cette occasion, M. Affi a eu une rencontre d'échange dite "dialogue direct", sur la crise au sein du Fpi dans un hôtel sis au quartier Plateau de Divo. Pendant quatre heures , le président du Fpi, a arpenté l'histoire de son parti depuis 1986, date de son adhésion, jusqu'aux événements les plus récents, en passant par les différentes crises qui ont secoué sa famille politique en interne mais aussi celle qui a conduit l'ex-président de la République, Laurent Gbagbo, à la Cour pénale internationale (Cpi). «L'opposition interne n'est pas nouvelle au Fpi, nous avons connu la dissidence de Don Mello et bien d'autres, cela n'a pas obligé le président Gbagbo à démissionner», notera-t-il en remontant la racine de sa fracture avec son aîné, Abou Drahamane Sangaré. «C'est Sangaré qui a conduit Gbagbo à la Cpi», a signifié Affi N'guessan avant d'en donner les raisons. «Le 29 mars 2011, après la prise de Bondoukou et Daloa par l'ennemi, le président Gbagbo nous a invité à suivre avec lui le point de la situation. Nous étions tous là. Simone, Sangaré, Alcide Djédjé... Et le président Gbagbo a demandé aux ministres en charge de la Défense et de la Sécurité de nous expliquer ce qu'ils venaient de lui dire», a-t-il déclaré. Poursuivant, il a relevé que les officiers généraux ont indiqué que les gens qui sont en face sont de l'Ecomog. Après les déclarations des officiers, Affi a souligné avoir suggéré que la situation soit analysée avec sérénité. Sangaré m'a répondu: «Et le principe! Que fais-tu des principes?» «J'ai répondu que le principe de conservation devrait nous aider à limiter les dégâts», fait il remarquer. Pour Sangaré, a précisé Affi, c'était plutôt la décision du Conseil constitutionnel. «Voilà les deux positions. Gbagbo n'a pas tranché... Et durant les jours qui ont suivi jusqu'à la veille du 11avril 2011, j'ai vainement appelé Sangaré à la raison», dira-t-il non sans s'énerver : «C'est Sangaré qui a conduit Gbagbo à la Cpi. Il encourage toujours les autres sur les mauvaises voies et après, il refuse d'assumer». Le patron du Fpi soutiendra aussi que la crise au sein de sa famille politique est attisée de l'extérieur: «Tous ceux qui veulent un jour diriger ce pays cherche à décapiter le Fpi. Parce que tant que le Fpi a un leader présidentiable, ils ne pourront pas se servir de son vaste réseau de militants comme un bétail électoral», a-t-il ajouté. Aussi, invitera-t-il, les refondateurs à aller au congrès et s'unir autour une seule position. «C'est donc à vous les militants de vous décider car si vous êtes unis, le Fpi ne peut être divisé », a-t-il noté, non sans expliquer que la crise au sein de son parti était aussi liée à son charisme. «Mon problème, c'est que je peux devenir président de la République si vous me soutenez. Du coup, je deviens l'homme à abattre parce qu'ils savent que je me bâts pour le Fpi et non pour quelqu'un », a-t-il dit, invitant les militants à se faire enrôler pour les échéances futures. «La Commission électorale indépendante va changer parce que nous nous sommes battus et la communauté internationale et la société civile en ont relevé les insuffisances », a-t-il souligné. Alain Gbalé, correspondant Régional