Front Populaire Ivoirien | Pourquoi l’opposition a boycotté la cérémonie officielle
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AFFI : "Dans la forme, « le père de la démocratie ivoirienne » nous a fait vivre un scénario digne des dictatures du siècle passé"               AFFI : "Je voudrais au nom du FPI et à mon nom personnel souhaiter la bienvenue sur sa terre natale au Président Laurent GBAGBO"               En réponse à ma demande d'audience, à ma volonté de dialogue en vue de l'unité du Fpi, Laurent Gbagbo a choisi la rupture et la division (AFFI)              
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Pourquoi l’opposition a boycotté la cérémonie officielle
Si le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, voulait profiter de la célébration de la fête de l’indépendance pour donner de la Côte d’ivoire, l’image d’un pays uni dans la diversité, malgré les tensions sociales et politiques, il a manqué le coche, dimanche dernier. En effet, l’opposition politique regroupée au sein de la coordination de l’opposition démocratique (Code), signataire d’une déclaration hostile à l’organisation du prochain référendum voulu par M. Ouattara, a tout simplement boycotté la cérémonie officielle de célébration des 56 ans d’indépendance de la Côte d’ivoire organisée au palais présidentiel d’Abidjan-Plateau. Ni Bamba Moriféré, Ouattara Gnonzié, ni Danielle boni-Claverie ou le président du FPI, le principal parti de l’opposition, pascal AFFI N’Guessan, n’ont fait le déplacement. Selon des informations recueillies auprès de la direction du front populaire ivoirien (fpi), le parti à la rose et ses alliés ont voulu, par leur absence, marquer le coup. Et par la même occasion passer un message clair au chef de l’Etat et au gouvernement. Leur déception vis-à-vis de la conduite des affaires du pays. Notamment, pour dénoncer l’enlisement du dialogue politique et les nombreuses promesses non tenues d’Alassane Ouattara relativement au processus de décrispation et de réconciliation nationale. Les opposants dénoncent, en particulier, la détention sans jugement, depuis plus de six ans, de dizaines de prisonniers politiques et de militaires ayant servi l’Etat sous le président Gbagbo, le maintien du gel illégal de comptes bancaires de plusieurs cadres de l’opposition etc. toujours selon les mêmes sources, l’opposition n’a pas souhaité donner d’elle une image d’un groupement politique insouciant, en allant festoyer au moment où les populations manifestent partout leur colère contre la cherté de la vie et les coûts élevé des factures d’électricité. Le message est-il passé ? On le saura au retour d’Alassane Ouattara qui s’est envolé hier pour la France. Certainement, pour se refaire une santé avant d’aborder la prochaine rentrée qui s’annonce électrique. Guillaume T. GBATO