Front Populaire Ivoirien | Mise au point du FPI suite à l’interview de M. Sangaré Abou Drahamane à TV5
Flash Info
AFFI : "Dans la forme, « le père de la démocratie ivoirienne » nous a fait vivre un scénario digne des dictatures du siècle passé"               AFFI : "Je voudrais au nom du FPI et à mon nom personnel souhaiter la bienvenue sur sa terre natale au Président Laurent GBAGBO"               En réponse à ma demande d'audience, à ma volonté de dialogue en vue de l'unité du Fpi, Laurent Gbagbo a choisi la rupture et la division (AFFI)              
Actualités » Vie des fédérations » Mise au point du FPI suite à l’interview de M. Sangaré Abou Drahamane à TV5
Mise au point du FPI suite à l’interview de M. Sangaré Abou Drahamane à TV5

Dans une interview qu’il a accordée à TV5 Monde et diffusée le 7 mars 2017, Monsieur Sangaré Abou Drahamane a tenu des propos qui interpellent le Front Populaire Ivoirien (FPI). En effet, répondant à la question du journaliste mettant en évidence la contradiction entre ses propos sur la réconciliation et sa contestation de la légitimité du Président Affi Nguessan comme Président du FPI, Monsieur Sangaré a déclaré que « Monsieur Affi N’Guessan ne dirige pas le FPI. Il dirige le Front Populaire Ivoirien du pouvoir Ouattara. Le Front Populaire Ivoirien du peuple ivoirien, c’est le Président Laurent Gbagbo qui le dirige ». A la question de savoir comment fait-on pour réconcilier les enfants de ce pays, Monsieur Sangaré a proposé « Il faut d’abord avoir une stature d’homme d’Etat. Savoir mettre son ego de côté et penser à l’intérêt collectif… ».

Relativement au procès du Président Laurent Gbagbo en cours à la Cour Pénale Internationale, Il a soutenu  que « le droit a été dit, c’est la politique qui doit faire le reste ».

Alors que l’ex vice-président du FPI, qui, il n'y a pas si longtemps à l'occasion d'un Comité Central tenu en 2015 a lui-même reconnu avoir failli à sa mission de maintenir la cohésion au sein du FPI, aurait pu saisir la tribune qui lui était offerte pour faire preuve de sagesse et ainsi se montrer à la hauteur du rôle qu’il entend jouer sur l’échiquier politique national, il a préféré se noyer dans ses propres contradictions.

En effet, comment peut-il déclarer que pour réconcilier les Ivoiriens « il faut d’abord avoir une stature d’homme d’Etat, savoir mettre son ego de côté et penser à l’intérêt collectif » alors qu'il refuse toute idée de réconciliation au sein de sa propre famille politique. Qui peut le plus peut le moins !

Si Monsieur Sangaré a la recette pour réconcilier l’ensemble des Ivoiriens, le moindre qu’il puisse faire est d’œuvrer à l’unité du parti dans lequelle il milite. La persistance de la dissidence qu’il a créée et qu’il anime pour fragiliser le FPI, après avoir échoué à en prendre la direction par simple procuration, disqualifie Monsieur Sangaré en sa qualité de donneur de leçons sur la réconciliation nationale. « Savoir mettre son ego de côté et penser à l’intérêt collectif », attitude qui lui manque le plus, est en effet la marque des grands hommes. 

En affirmant, d'une part, que le Président Affi Nguessan dirige le FPI du pouvoir Ouattara et, d’autre part, que c’est le Président Laurent Gbagbo qui dirige un prétendu « front populaire ivoirien du peuple ivoirien », le chef des frondeurs du FPI voudrait-il imputer au Président Gbagbo, dont la principale préoccupation actuelle demeure sa libération, ses actes d’incivisme, son refus du dialogue et son projet de liquidation de notre parti qui demeure la seule force politique alternative au régime RHDP qu’il ne s'y serait pas pris autrement.

Nous constatons que Monsieur Sangaré, en  manque d’inspiration et d’initiatives crédibles en vue de la libération du Président Gbagbo, reconnaît enfin la justesse de la démarche du Président Affi Nguessan en prônant désormais, tout comme lui, la nécessité de la participation du FPI au jeu politique. En effet, en avouant à propos du procès du Président Laurent Gbagbo à la CPI que « le droit a été dit, c’est la politique qui doit faire le reste », le chef de file de ceux qui ont toujours refusé toute idée de dialogue, avec les acteurs de la crise post électorale de 2010-2011, semble enfin retrouver une certaine lucidité politique, quand bien même contrairement à ses affirmations, le droit n’a pas encore été dit a la CPI. Malheureusement, force est de constater que son ego hypertrophié, la confusion qu'il entretient dans l’esprit des populations et des militants, ainsi que sa lecture erronée des relations internationales on confiné Monsieur Sangaré dans un rôle qui ne peut que prolonger les souffrances du peuple.

Nous gardons toutefois espoir, réalisme politique oblige, que ce rétropédalage inattendu de M. Sangaré sera de nature à rassembler les militants et  sympathisants du FPI autour des valeurs de tolérance, de justice et de paix nécessaires à l’édification d’une Côte d’Ivoire unie et prospère.

Fait à Abidjan, le 13 mars 2017

 

Le SGA chargé de la Communication et du Marketing Politique
Jean Bonin Kouadio