Front Populaire Ivoirien | SITUATION SOCIO-POLITIQUE IVOIRIENNE / L’UA SE DIT PREOCCUPEE
Flash Info
AFFI : "Dans la forme, « le père de la démocratie ivoirienne » nous a fait vivre un scénario digne des dictatures du siècle passé"               AFFI : "Je voudrais au nom du FPI et à mon nom personnel souhaiter la bienvenue sur sa terre natale au Président Laurent GBAGBO"               En réponse à ma demande d'audience, à ma volonté de dialogue en vue de l'unité du Fpi, Laurent Gbagbo a choisi la rupture et la division (AFFI)              
Actualités » Vie des fédérations » SITUATION SOCIO-POLITIQUE IVOIRIENNE / L’UA SE DIT PREOCCUPEE
SITUATION SOCIO-POLITIQUE IVOIRIENNE / L’UA SE DIT PREOCCUPEE

Le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N’Guessan, accompagné de certains membres de la direction de son parti et de ceux de l’alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire, a été reçu en audience, ce mardi 24 janvier, au siège de l’Union africaine (l’Ua) sis à Cocody les 2 plateaux (Abidjan), par la représentante spéciale de l’Union africaine (Ua), S.E.Mme Mayuma Kala Josephine-Charlotte. Ce, dans le cadre des différentes rencontres qu’il a entamées, depuis le samedi dernier, auprès des Institutions internationales et Ambassadeurs, pour expliquer la position de son parti face à la crise socio-politique ivoirienne actuelle.

Nous vous proposons l’intégralité de leur déclaration faite au terme de cette rencontre.

Pascal Affi N’Guessan, président du Fpi:
« C’est une visite qui est étroitement liée à l’actualité politique et sociale. Vous connaissez la situation chaotique dans laquelle se trouve notre pays avec le blocage total des activités économique et sociales depuis presque trois semaines maintenant, ce sentiment que le pays est livré à lui-même.

Evidemment, nous ne pouvons pas assister sans réagir à cette situation qui est dommageable pour nos compatriotes. Nous avons eu à prendre position le 18 janvier dernier, en demandant qu’une solution qui rassemble tous les Ivoiriens soit trouvée à travers la mise en place d’un gouvernement d’union national et de transition. Parce que pour nous, ce cafouillage, cette anarchie, signifie que ce qui devait être fait depuis la sortie de crise, à savoir la réconciliation nationale, une gouvernance inclusive, n’a pas été fait.

Donc, il faut que maintenant, nous pussions de façon réaliste, prendre ces mesure-là. Mais, une telle décision a besoin d’être expliquée et d’être soutenue. C’est pourquoi nous avons sollicité cette audience avec la représentante spéciale du président de la commission pour que nous pussions expliquer les éléments qui ont déterminés cette position. Nous lui avons fait part de notre analyse de la situation nationale et demander à l’Union Africaine de s’y impliquer. Comme elle l’a déjà fait depuis que la Côte d’Ivoire a basculé dans la crise. Qu’elle se sente toujours concernée, qu’elle saisisse la situation et qu’elle intervienne pour aider la Côte d’Ivoire à retrouver la paix et la stabilité ».

 

S.E.Mme Mayuma Kala Josephine-Charlotte, représentante spéciale de l’Ua :
« Je voudrais d’abord remercier le président du Fpi, ainsi que les présidents des autres partis de l’Alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire (Afd-Ci). Nous ne sommes pas à notre première rencontre, nous nous sommes vus à plusieurs reprises et nous continuons de nous voir, chaque fois qu’il y a une situation qui est préoccupante. Nous avons apprécié la démarche qu’il a effectuée, il est un Ivoirien, un responsable ivoirien. C’est normal que, lorsqu’il y a un problème en Côte d’Ivoire, qu’il puisse se lever, comme devrait le faire tous les Ivoiriens, pour qu’une solution soit trouvée.

Au niveau de l’Ua, comme vous le savez, nous sommes pour que la paix totale règne sur le continent africain. Dans le cadre de la mission de l’Ua, nous avons reçu cette délégation conduite par le président Affi N’Guessan, nous avons enregistré l’analyse qu’il a faite. A notre tour, nous transmettrons cette analyse, parce que nous tenons à ce que la paix règne dans ce pays et qu’il n’y ait pas de violence sur le continent africain. C’est une préoccupation pour l’organisation continentale qui est l’Ua ».

Source : Service Com FPI
Propos retranscrits par :
Eddie Ané